Editrice au bord de la crise de nerfs

Même si c'est vrai, c'est faux. (Henri Michaux)

14 mars 2009

C'est la crise

Ils le disent sans arrêt à la TV à la radio dans les journaux alors ce doit être vrai

Hold-up planétaire
on s'est bien fait baiser

Avant on le savait pas
maintenant avec les infos, tu te fais baiser, on te le dit, on te le montre, on te dit qu'on pouvait pas faire autrement et en plus que ça suffit pas
je sais pas vous mais moi ça me fait culpabiliser
de pas pouvoir donner plus à ceux qui en ont besoin
aux banques et au secteur de l'automobile
en même temps ça me fait flipper toute cette thune,
d'où elle sort ?
il avait dit qu'il n'y en avait plus
heureusement dans Télérama, j'ai lu que c'était comme jeter de l'argent dans un puits sans fond, alors j'imagine qu'au bout d'un moment ils vont s'en rendre compte
qu'il faut trouver des vraies solutions

Y'a plein de gens qui ont des solutions

Interdire la spéculation, supprimer les stocks-options
Investir dans la recherche,
les véhicules propres, les énergies renouvelables
Développer les services à la personne
Libérer les normes afin d'encourager l'autoconstruction, le compostage, la récupération des eaux de pluie
Manger moins de viande
Acheter moins, mieux, plus près, au meilleur moment

Mais non, ils continuent de fourguer notre thune aux mecs qui ont fait joujou avec et qui ont tout perdu, mais c'est pas grave, on leur en donne encore, pour qu'ils puissent nous la reprêter, mais le problème c'est qu'ils veulent plus parce qu'ils nous font pas confiance !!!

J'ai bien conscience de ne pas cerner tous les tenants et les aboutissants
Je suis juste une gonzesse qui publie des livres que les libraires vont payer, et qui seront retournés dans 3 mois, alors le libraire aura un avoir et il pourra nous racheter des nouveautés, les mêmes livres ou presque... dans l'intervalle, y'a un mec qui se sera fait deux fois de la thune, le distributeur, à l'aller et au retour (pour emballer le paquet et le redéballer).

jesus_money_changers_temple
Je me dit que des fois j'aimerais qu'un mec comme Jésus débarque cheveux aux vents et crache à la gueule des marchands, et nous parle d'amour et de respect des pauv'cons








aubry_200Ce matin, Martine parlait des salariés,
j'ai vomi








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22 juin 2008

Expulsions : l'Europe au karcher

Le projet de directive européenne " retour " qui se prépare est scandaleux.

 

Mercredi 18 juin sera soumis à l’approbation du Parlement européen le projet de directive dite " retour " visant à harmoniser les conditions dans lesquelles les migrants irréguliers sur le territoire de l’Union européenne doivent être détenus et " reconduits ".

 

Il apparaît avant toute chose nécessaire de rappeler la réalité que recouvre l’expression pudique de " retour ". L’expulsion est une violence qui multiplie les uns par les autres les traumatismes de l’arrestation inopinée, de l’emprisonnement, de la perte de son logement, d’une perte d’emploi, de la spoliation de la totalité de ses biens, parfois de la séparation brutale de son conjoint et de ses enfants, de la dislocation de tout lien avec son milieu et d’une reconduite contrainte, éventuellement assortie de violences.

 

C’est une humiliation dont on ne se remet pas. Le pays dans lequel on avait placé l’espoir d’une existence nouvelle, qu’on avait parfois bataillé des années pour rejoindre, vous rejette, vous expulse et vous dépose sans bagage sur un Tarmac où personne ne vous attend.

 

Même quand les expulsés ont des proches au pays, la honte les empêche parfois de les rejoindre : celui qui faisait vivre toute une famille est devenu une charge. Nombre d’expulsés finissent désespérés, désocialisés, à

la rue... Il faut que ceux qui votent la loi le sachent.

 

Le projet de directive européenne soumis aux parlementaires reflète en partie la brutalité du sort réservé aux sans-papiers : jusqu’à dix-huit mois d’internement pour le seul fait d’avoir franchi des frontières et de vouloir vivre en Europe ; rétention et expulsion de mineurs et de personnes vulnérables (femmes enceintes, personnes âgées, victimes de torture...) ; possibilité d’expulser des personnes vers un pays de transit, même en l’absence de lien avec ce pays ; interdiction de retour sur le territoire européen pour une durée de cinq ans de ceux ayant été expulsés ; absence d’obligation de fournir un titre de séjour aux étrangers souffrant de maladies graves ; application aux mineurs isolés de l’ensemble de ces mesures.

UN RÉGIME D’EXCEPTION

Officiellement, le projet de directive " retour " vise à encadrer les conditions de rétention et à en limiter la durée dans ceux des pays européens dont la législation tolère un internement théoriquement indéfini. Nous craignons qu’elle devienne la norme européenne sur laquelle vont être tentés de s’aligner tous les pays de l’Union. Pour preuve, l’Espagne vient d’annoncer le passage de sa durée maximale de rétention de trente à quarante jours et l’Italie de deux à dix-huit mois !

 

Si elles étaient adoptées, les dispositions du projet de directive " retour " placeraient les étrangers en situation irrégulière, même mineurs, sous un régime d’exception : internement à la discrétion du pouvoir, faiblesse des droits de la défense, bannissement. Comment concevoir qu’une institution censée incarner la démocratie à l’échelle de l’Union européenne envisage d’infliger un tel traitement à une fraction de sa population ?

 

Davantage encore que chacun des Parlements nationaux des Etats de l’Union, le Parlement européen a une responsabilité devant l’histoire. Du fait de son existence récente, il n’a pas été mêlé aux déchirements et aux tyrannies du passé européen. Il incarne au contraire un certain idéal, en rupture avec les conflits et les dictatures qui ont trop souvent marqué l’Europe. Sous peine de disqualifier son institution, le Parlement ne doit pas adopter ce projet de directive.

Gérard Aschieri est secrétaire général de la FSU ;

Francine Blanche est secrétaire confédérale de la CGT ;

Laurent Cantet est cinéaste ;

Marc Peschanski est chercheur ;

Aminata Traoré est ancien ministre de culture au Mali.

Article paru dans l’édition du journal Le Monde du 07.06.08 et premiers signataires.

Pour signer cette pétition :  http://www.educationsansfrontieres.org/?article13992

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21 juin 2008

Bilal, sur la route des clandestins

" Dès que la serveuse pose sur la table les deux poulets rôtis, leurs mains les démontent morceau par morceau. Tous les cinq ont les cheveux, la peau, les vêtements, les bras recouverts d'une couche de poussière.
- ça faisait combien de temps que vous n'aviez pas mangé ?
Billy sourit comme quelqu'un qui vient d'entendre une bêtise.
On est stranded, mon ami. On peut pas se permettre de manger. En faisant la manche, on arrive à se payer un verre de gari, de l'eau sucrée. Et même ceux qui ont un peu d'argent de côté mais pas assez pour partir, ils le dépensent pas pour manger. Sinon, ils resteraient stranded pour toute la vie.
L'un après l'autre, ils racontent qu'ils sont bloqués à Agadez depuis deux semaines. Leur esprit regorge encore de projets, de rêves, d'envies de liberté. Sauf qu'ils ne parviennent pas à quitter la ville de boue rouge, parce que la vie quotidienne a emprisonné leur corps. Le manque d'argent. La faim. La poussière. Le coût du billet de plus en plus inabordable. Voilà d'où proviennent les esclaves du XXIe siècle. Voilà comment Ousmane, Djimba et Safira voyageront, si jamais leur âme se réveille et leur donne le courage de partir. Mais il ne suffit pas de se mettre en route. Tout à coup, un jour quelconque, l'esprit et le corps se scindent. Comme Billy et ses quatre amis en ont fait l'expérience. L'esprit veut s'en aller. Le corps reste stranded. Et lentement, jour après jour, la poussière s'empare de la vie d'une personne, elle encroûte ses cils et sourcils, elle lui sèche la gorge, avec son goût amer. Voilà leurs visages vus de près. La tragédie, c'est que jamais personne ne reconnaîtra qu'ils sont en train d'accomplir un acte héroïque. Jamais personne ne reconnaîtra que leur geste est un geste définitif qui n'a d'égal que l'effort pour naître. S'ils parviennent vivants en Europe, on les qualifiera carrément de désespérés. Alors qu'ils font partie des rares personnes au monde, qui chargées d'espoir, ont encore le courage de mettre leur vie en jeu."

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13 avril 2008

Madame rêve

free music


Elle cachait son visage derrière de grosses lunettes noires, lunettes de mouche, expression à la con quand on y pense, mais ce n'étaient pas ses lunettes, ni ses yeux derrière qui frappaient, non, ce qui attirait le regard comme aimanté, ce sont ses lèvres. Lèvres gonflées, comme une plaie, lèvres enflées, déformées, disproportionnées, caricaturales. C'était le résultat d'innombrables injections de Botox ou autre saloperie. Comment en était-elle arrivé là ? comment un connard de chirurgien esthétique avait pu lui massacrer la face à ce point. Qui des deux avait entraîné l'autre dans sa folie. Peau tendue et fine autour des lèvres, vergetures verticales tellement ça tirait, et partout sur le visage, peau translucide, comme du papier de riz, comme un masque aux pommettes saillantes, plus de chair en dessous. La femme aux lèvres qui écorchaient le regard perdue dans une navette assaillie d'ados dont la jeunesse était une insulte supplémentaire. Une momie au milieu des vivants. Pouvait-elle encore sourire ? Jean Chanel, petit veston en cuir, lunettes griffées Versace ou Gucci. Petit cul moulé dans un jean Chanel, quand elle s'est baissé, gaine couleur chair en dessous, gaine pour donner du modelé. Plus tard, un gars s'est approché d'elle, sur le côté, la regarde de haut en bas, rigolard, une femme prête à tout pour séduire, une pute, une pute avec une bouche de pute, une bouche de suceuse. Dans une boîte de nuit, on n'y verrait que du feu, ou à la télé, avec le maquillage. Envie de lui défoncer sa tronche. Est-ce qu'elle sait ? Putain de blessure quelque part, refus de vieillir, d'être laide et moche avec une bouche de vieille, sèche et poilue, batailler contre le temps, à tout prix, comme donner son âme au diable et payer le prix fort ensuite. Si elle était pauvre, elle aurait retourné les miroirs, laissé cette putain de pulpe s'assécher, ces putains de rides dessiner leurs motifs, et détruit son corps à coups de pinard acheté chez ED. Peut-être, j'en sais rien. Qu'est-ce qui cloche ? Société de consommation de corps et de visages jeunes et parfaits, partout tout le temps. Misère spirituelle, désoeuvrement, connerie, angoisse irrationnelle de la mort, fragilité...
Madame a rêvé.   

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22 mars 2008

Le bien, le mal

free music



Hier soir à la télé, Guillaume Durand parlait. Je ne regarde jamais les émissions littéraires, ça m'emmerde... Un livre c'est fait pour être lu non ? Plateau blanc clinquant avec aux murs des écrans de TV dans des cadres moulurés aux figures changeantes, Beckett n'avait pourtant rien à faire là, Picasso non plus d'ailleurs... J'ai eu honte, pour qui ? les visages de ces créateurs au-dessus du lot mis au mur pour donner un air de quoi ? une légitimité pourquoi ? à des propos médiocres... à moins que ce ne soit pour la déco ? c'est tendance, visage ridé de Beckett, patiné, touche authentique comme du bois flotté dans un intérieur design...
Hier soir à la télé, Guillaume Durand parlait. Guillaume, qu'un invité appela Dominique (excellent moment, l'expression sur le visage de Durand, l'air de rien craquelé comme un vernis par les plis des lèvres, le clignotement des yeux, et l'autre le gaffeur, s'empressant de parler pour cacher sa gêne, le rouge aux joues, une faute télévisuelle révélatrice d'humanité).
Hier soir à la télé, Guillaume Durand parlait. Du bien et du mal. C'est pratique comme thématique, on peut y caser tous les sujets d'actualité, tout ce qui touche à l'humain, et poser la question de l'humanité, de l'homme. Toujours la même question en somme : l'homme est-il bon ou mauvais ? Qu'est-ce que le bien et le mal ? J'ai appris que quand je tends la main à autrui ce n'est pas la peine de parler de bien. Bon pourquoi pas, mais alors à quoi ça sert la philosophie ?
Hier soir à la télé, Guillaume Durand parlait. Ce ne fut pas ennuyeux, même si j'ai fini par m'endormir... Pas mal de portes ouvertes restèrent ouvertes, c'est le problème de ces émissions, on sent bien que chacun, qui a une actualité hé hé, a été choisi pour tenir un discours suffisamment différent de son voisin pour permettre de faire débat. Et pourtant, ça peine à s'élever. ça se chicane, et quand c'est le vieux qui aboie sur le jeune beau, on se demande si c'est seulement à cause de ses idées. Et surtout qu'en reste-t-il une fois le poste éteint. Une gymnastique douce pour le cerveau... C'est mieux que rien après tout...
Hier soir à la télé, Guillaume Durand parlait. Malgré tout, j'ai regretté de ne pas être autour de la table. Quand l'un a dit "Après Auschwitz, on ne plus parler de l'homme, on ne plus parler d'humanité". (Notons qu'il a évoqué la mort de 6 millions de Juifs, les autres apprécieront.) Je proteste, ok, on a atteint le fond du fond du pire chez l'humain, mais c'était humain. Et ce n'est pas un accident dans l'Histoire, ça continue. On dirait que ça va mieux depuis...  Je sens que je suis sur un terrain glissant. Bon, je vais dire que je ne compare pas, mais l'homme continue ses conneries, quand je dis homme j'inclus la femme (congeler ses bébés, il fallait le trouver)... Quand je dis conneries c'est pour détendre l'atmosphère... Pourquoi ??? Pourquoi ne tire-t-il pas leçon de l'Histoire ? sinon parce que l'humanité, l'homme est mauvais, sociabilisé notamment pour permettre l'épanouissement de l'économie, du marché et des puissants...
La preuve, en temps de guerre le mal fait pour le compte des gouvernements est passé sous silence... En temps de paix, on taxe le "méchant" de fou, on met ça sur le compte de mauvais gènes à détecter au berceau. Les méchants dans des camps, belle ironie de l'histoire...
Hier soir à la télé, Guillaume Durand parlait.
Aujourd'hui c'est mon tour.
Bla bla bla

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12 janvier 2008

Aujourd'hui en France


On dit qu'un battement d'aile de papillon peut provoquer une tempête, à l'autre bout du monde. Alors, un coup porté sur un homme à terre ? des bouches frottées sur l'asphalte ? des mains trop fort serrées dans le dos ? des têtes tirées en arrière par les cheveux ? des mises à nu devant des hommes armés sans visage ?
des hommes poussés dans des camions ? des hommes poussés dans des chambres ? des hommes poussés dans des avions. De force. Par les forces de l'ordre. Pour le chiffre. 25000. 00h00. Tête sur l'oreiller qui s'enfonce, paupières closes qui se scellent sur la nuit, chaleur de mon corps qui gagne les draps, odeur de lessive qui rappelle l'enfance. Pendant que peu à peu je sombre, ont-ils encore les yeux ouverts ? ont-ils dîné ou résistent-ils le creux au ventre ? Pendant que peu à peu mon souffle trouve son rythme, halètent-ils de peur ? vident-ils leurs poumons de cris ? Pendant que mes pensées se transforment en rêve, leur vie d'ici devient leur vie d'avant, leur vie d'avant à portée de main derrière quelques hommes en bleu, derrière quelques pierres montées en mur, derrière quels fils de fer barbelés. A quelques kilomètres de moi, à quelques mètres de vous, de toi. Pendant que je rêve ma vie de toujours, eux ne veulent pas dormir. INCREDULES. Cela ne peut finir comme ça. Aujourd'hui en France.

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Rétention sans retenue


Incidents au Centre de rétention de Vincennes
envoyé par France3Paris

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30 décembre 2007

C'était Noël

free music


Noël... déjà ? merde... pas de thune, pas d'idées de cadeaux, pas de temps, pas envie de me taper les boutiques pleines à craquer, envie de vomir sur la surconsommation frénétique et absurde, oui ABSURDE PUTAIN... Tiens, si cette année je redonnais tout son sens à Noël, si j'offrais des sourires et des bises plutôt que des objets fabriqués en Chine par des ouvriers exploités et pourtant vendus une fortune à des occidentaux abrutis, oui ABRUTIS PUTAIN ? Chrétien et écolo comme idée... Oui, mais, quezquivonpenser? les mioches, m'en fout, un peu plus ou un peu moins, y verront rien, ce sera la faute du Père Noël, grève de lutins ou panne de traineau, quezquecécréduleàcetâge... Mais les parents, quezquivonpenser ? que je suis radine, râtée, gonflée, méchante, égoïste, marginale, bizarre, fauchée-pourtant-elle-a-une-bonne-situation ? Pfff... Mouais, ça va pas le faire... Je me vois pas assumer la scène : Tiens, Merci oh c'est quoi ? un bougeoir en cèdre super, merci, j'adore le cèdre, c'est pas anti-mites comme truc ? non pas la bougie à la citronelle quyadedans, le cèdre ça repousse les mites, non ? Ben moi cette année, je te fais la bise, c'est mon cadeau, ah ben non, pas comme l'année dernière, cette année je le fais avec le coeur, non je me fous pas de ta gueule, en fait je déteste faire la bise mais cette année je fais un effort, même si t'as le nez qui coule et le fond de teint qui colle, je t'embrasse VOLONTIERS, je m'humanise, non mémé, j'ai pas de rhumatismes, plein le dos c'est tout, quoi je suis pas gentille ? mais mémé, je pense à la Planète, t'imagine tous ces objets inutiles qui vont être jetés dans quoi ? une semaine, un mois, un an ? tout ça pour enrichir des multinationales ? mais non mémé je suis pas communiste, je suis lucide, quezqueçaveutdire ? ben imagine t'enlèves tes lunettes, tu vois flou, ben quand tu les mets, tu vois net. T'y comprends rien ? bon, c'est pas grave mémé, merci pour le bougeoir... Viens que je te prenne dans mes bras, quelques instants, on se serre pas assez souvent, tu sens mon coeur mémé ? tu sens mon coeur qui bat ?

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16 décembre 2007

République

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Non. Nous avions pourtant dit non. Le 29 mai 2005. Nous pensions que le vote avait une valeur. Nous pensions que d'autres propositions viendraient. Pause salutaire. Ce ne fut que pour mieux sauter. Le 13 décembre à Lisbonne.

La République est-elle une pute ? se vendant au plus offrant. Avec un représentant de commerce comme président.

Effacer d'un revers de manche le fronton des mairies. Y clouer une pancarte "A vendre".

Non. Décidément le non perd de sa valeur.

Mou, liquide, il s'écoule, absorbé par les pores de l'espèce porcine.

Jour après jour.

L'être piétiné au profit de l'avoir.

Lettres effacées dans les eaux du grand lavoir, le marché.

Mollesse de l'affirmation.

Doigt pointé s'enfonce, pas de fond.

Main à plat, carresse dans le sens du poil.

Ronron cathodique.

Main à plat sur ma nuque. Licou.

Main à plat sur ma tête, le nez au niveau de l'eau.

Non ? Pression sur ma tête. Imperceptible. Le non liquide s'engouffre en moi.

 

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22 septembre 2007

La crise


Crise immigration crise coline serrault
Vidéo envoyée par pasvualatv

Gauche caviar et réalités populaires... Extrait du film de Coline Serrault, La Crise.

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